Ralentir le rythme : la meilleure des résolutions

Que vous souhaiter en ce début d’année 2014 qui n’ait pas déjà été dit mille fois ? Je vous souhaite de prendre le temps. Le temps d’aimer, le temps de rêver, le temps de savourer un coucher de soleil.

Coucher de soleil sur un lac italien

Coucher de soleil sur un lac italien. Août 2011.
Crédit : Spaule.

Un vrai défi ? Je comprends ! Pourquoi alors ne pas commencer par prendre le temps de lire le « Petit cahier d’exercices pour ralentir quand tout va trop vite » écrit par le psychologue Erik Pigani aux éditions Jouvence ? Non, ce n’est pas un guide-gadget de plus. Ses analyses sont pleines de bon sens, ses conseils faciles à mettre en oeuvre au quotidien. La preuve avec ce petit exercice de méditation :

« Posez un sablier devant vous. Prenez-le et retournez-le. Regardez-le tout en vous détendant et en respirant profondément. Que se passe-t-il ? Le sable s’écoule. Et le temps avec lui… Regardez-le attentivement encore quelques instants. Puis couchez-le sur le côté. Que se passe-t-il ? »

Une image pleine d’enseignements qui, je vous le souhaite, vous accompagnera tout au long de cette nouvelle année.

Visuel Petit cahier d'exercices pour ralentir quand tout va trop vite

« Petit cahier d’exercices pour ralentir le rythme quand tout va trop vite », Erik Pigani, 6,50€, éditions Jouvence.

D’autres idées pour souffler un peu : http://destinationsante.com/cette-annee-objectif-detente.html

Lecture pour les petits qui rêvent d’un animal au pied du sapin

Des livres, j’en reçois beaucoup. Mais celui-ci a retenu mon attention. J’ai d’abord craqué pour le lapin totalement halluciné dessiné par Jean-Claude Gibert sur la couverture. L’auteur ? Le psychologue Stephan Valentin. J’avais déjà eu l’occasion de l’interviewer pour le magazine Parents et je gardais un excellent souvenir de cet entretien. Alors j’ai commencé à lire cette petite BD qui explique très simplement des choses un peu compliquées. Non, il n’est pas toujours possible d’avoir un animal à la maison. Même quand on en a très très envie. Mais oui, on peut toujours trouver des alternatives. De quoi vous faciliter la vie à un mois de Noël si votre bambin rêve d’un paquet qui aboie au pied du sapin. Non?

Couverture du livre Rosalie veut un lapin écrit par Stephan Valentin et dessiné par Jean-Claude Gibert

Rosalie veut un lapin. Ecrit par Stephan Valentin. Dessiné par Jean-Claude Gibert. Pour les 6-12 ans. 5,90€.

Mon ado, ce cocker

Pour décrire tout ce qui s’agite sous la carapace de nos adolescents, Françoise Dolto a inventé le complexe du homard. En préparant un article sur le sujet pour Destination Santé, je me suis rappelée qu’à la maison, je parlais plutôt des cockers. Quand ma fille se plaignait de son physique soit-disant disgracieux, je lui expliquais : « Les cockers, tu trouves ça super beau non ? Pourtant, quand ils sont bébés, leurs oreilles sont trop longues par rapport à la taille de leur corps. Ils ont l’air un peu bizarres mais c’est juste parce que tout ne pousse pas à la même vitesse. Bah pour les ados, c’est pareil. » Et pendant quelques instants elle retrouvait le sourire. Elle ne pensait plus à ce nez provisoirement trop grand pour son visage.

Vérification faite, Bill & Co ont des oreilles tout à fait bien proportionnées quand ils sont chiots. Je ne sais pas pourquoi j’avais cette image en tête. Mais qu’importe. Je me plais à penser que cette jolie comparaison l’a aidée à surmonter les affres de la puberté. Décrypter ensemble les photos des magazines en nous amusant à repérer les retouches photoshop a peut-être aussi joué. Tout comme l’autoriser à se maquiller comme elle l’entendait pour dissimuler son acné.

Homards, cockers ou séances de shopping mère-fille, tout est bon pour aider les ados à passer ce cap en douceur. L’essentiel est de ne jamais rompre le dialogue. Oh, et aussi, de ne pas leur acheter Le dico des filles 2014 à Noël. Pensant bien faire, vous leur donneriez à lire des informations santé erronées et une vision de l’existence pour le moins passéiste. Mais je ne vous en dis pas plus et vous invite à en lire la très bonne analyse de Mme Déjantée. Mieux vaut encore leur offrir un bon vieux Boule & Bill !

cocker roux

 

Mammographie : ma toute première fois

1er octobre, 9h30. Voilà, j’y suis. Première mammographie. Dans la salle d’attente, déjà beaucoup de femmes de 50-60 ans. Elles me dévisagent, se demandant peut-être ce que je fais là. A 35 ans, quand votre mère et votre grand-mère ont eu un cancer du sein, même en absence des gènes BRCA1 et BRCA2, certains gynécologues préfèrent passer à la vitesse supérieure côté dépistage. Et ajoutent une mammographie annuelle aux classiques échographies, palpations par le médecin et auto-palpations mensuelles (je vous en reparlerai).

J’ai beau être très bien informée, des images un peu inquiétantes de sein comprimé entre deux plaques de verre me trottent dans la tête. Et même sans être spécialement hypocondriaque, forcément, on pense à l’éventualité d’une petite boule suspecte. Je n’attends pas beaucoup, l’appréhension n’a pas le temps de monter. Une jeune femme brune, souriante et pleine d’empathie, m’explique ce qu’il va se passer. Deux clichés par sein, l’un à l’horizontale, l’autre à la verticale, et je pourrai remettre ma chemise. J’applique à la lettre ses conseils : je m’appuie bien sur la machine pour être parfaitement stable et je me laisse faire, elle s’occupe de tout. Bizarrement, le contact de la plaque de verre n’est pas froid. Et quand elle serre, elle est attentive à mes réactions. Je dois la prévenir quand ça devient douloureux. Et pour être parfaitement honnête, je n’ai pas eu mal un seul instant. Je ne ferais pas ça tous les jours, évidemment, mais une fois par an…

Là où le stress commence à monter, c’est quand elle me demande de revenir pour faire deux nouveaux clichés du sein droit. Attendre ensuite quelques minutes dans la petite cabine blanche pour passer à l’échographie n’arrange rien.

Verdict : les deux imageries indiquent la présence de petits nodules sans gravité aucune sur le sein droit. Comme le montrent mes anciennes échos, ils sont là depuis des années et n’ont jamais évolué, ce qui est bon signe. L’un avait d’ailleurs même déjà été ponctionné.

Rien de suspect, je reprendrai donc rendez-vous pour l’année prochaine. Et entre temps je vous informerai sur les avancées en termes de traitement du cancer du sein, sur les meilleures façons de se surveiller sans s’angoisser. Je vous parlerai aussi d’une formidable association à Montpellier, Etincelle-LR, qui accompagne les femmes souffrant ou ayant souffert du cancer.

Visuel campagne dépistage cancer du sein 2013

Ce qu’il faut en retenir

– Caler la mammographie juste à la fin des règles. En début de cycle, les seins sont moins sensibles.

– Prenez si possible un rendez-vous en tout début de journée, vous éviterez une attente forcément anxiogène.

– Ramenez bien vos anciens clichés d’échographies et de mammographies.

– Faites marcher le bouche-à-oreille. Vous irez moins à reculons dans un centre réputé pour la gentillesse et la douceur de ses secrétaires, de ses manipulatrices et de ses médecins.

Pour en savoir plus

www.depistage34.fr 

www.cancerdusein.org