Archives mensuelles : octobre 2013

Mammographie : ma toute première fois

1er octobre, 9h30. Voilà, j’y suis. Première mammographie. Dans la salle d’attente, déjà beaucoup de femmes de 50-60 ans. Elles me dévisagent, se demandant peut-être ce que je fais là. A 35 ans, quand votre mère et votre grand-mère ont eu un cancer du sein, même en absence des gènes BRCA1 et BRCA2, certains gynécologues préfèrent passer à la vitesse supérieure côté dépistage. Et ajoutent une mammographie annuelle aux classiques échographies, palpations par le médecin et auto-palpations mensuelles (je vous en reparlerai).

J’ai beau être très bien informée, des images un peu inquiétantes de sein comprimé entre deux plaques de verre me trottent dans la tête. Et même sans être spécialement hypocondriaque, forcément, on pense à l’éventualité d’une petite boule suspecte. Je n’attends pas beaucoup, l’appréhension n’a pas le temps de monter. Une jeune femme brune, souriante et pleine d’empathie, m’explique ce qu’il va se passer. Deux clichés par sein, l’un à l’horizontale, l’autre à la verticale, et je pourrai remettre ma chemise. J’applique à la lettre ses conseils : je m’appuie bien sur la machine pour être parfaitement stable et je me laisse faire, elle s’occupe de tout. Bizarrement, le contact de la plaque de verre n’est pas froid. Et quand elle serre, elle est attentive à mes réactions. Je dois la prévenir quand ça devient douloureux. Et pour être parfaitement honnête, je n’ai pas eu mal un seul instant. Je ne ferais pas ça tous les jours, évidemment, mais une fois par an…

Là où le stress commence à monter, c’est quand elle me demande de revenir pour faire deux nouveaux clichés du sein droit. Attendre ensuite quelques minutes dans la petite cabine blanche pour passer à l’échographie n’arrange rien.

Verdict : les deux imageries indiquent la présence de petits nodules sans gravité aucune sur le sein droit. Comme le montrent mes anciennes échos, ils sont là depuis des années et n’ont jamais évolué, ce qui est bon signe. L’un avait d’ailleurs même déjà été ponctionné.

Rien de suspect, je reprendrai donc rendez-vous pour l’année prochaine. Et entre temps je vous informerai sur les avancées en termes de traitement du cancer du sein, sur les meilleures façons de se surveiller sans s’angoisser. Je vous parlerai aussi d’une formidable association à Montpellier, Etincelle-LR, qui accompagne les femmes souffrant ou ayant souffert du cancer.

Visuel campagne dépistage cancer du sein 2013

Ce qu’il faut en retenir

– Caler la mammographie juste à la fin des règles. En début de cycle, les seins sont moins sensibles.

– Prenez si possible un rendez-vous en tout début de journée, vous éviterez une attente forcément anxiogène.

– Ramenez bien vos anciens clichés d’échographies et de mammographies.

– Faites marcher le bouche-à-oreille. Vous irez moins à reculons dans un centre réputé pour la gentillesse et la douceur de ses secrétaires, de ses manipulatrices et de ses médecins.

Pour en savoir plus

www.depistage34.fr 

www.cancerdusein.org